La communication non violente (CNV)

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“Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)

Initiation à la communication non violente”

<div class=«block_hidden_only_for_screen»><H2>communication non violente A votre succès Karen Guille</h2></div>

De Marshall Rosenberg, 2004 (3ème édition augmentée), 1999 pour la 1ère édition.

communication non violente

Vous rencontrez des difficultés de communication dans votre couple, au travail, avec vos enfants ?

Les bases de la communication non violente peuvent vous aider.

Un mot sur l’auteur

Marshall B. Rosenberg est né le 6 octobre 1934 et décédé le 7 février 2015.
Il a obtenu son diplôme de docteur en psychologie clinique en 1961. Marshall Rosenberg s’est beaucoup inspiré de Gandhi. La préface à la seconde édition du livre est d’ailleurs écrite par le petit-fils de Mahatma GANDHI, Arun Gandhi, Fondateur et président du MK Gandhi Institute for Non Violence.
Marshall Rosenberg était également directeur du « Centre pour la Communication Non Violente » (Center for Nonviolent Communication), une organisation internationale à but non lucratif.

Marshall B. Rosenberg est le créateur du processus de la Communication Non Violente connue sous l’appellation CNV. La CNV est reconnue internationalement.

La méthode enseignée à travers son livre « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) – Initiation à la communication non violente » permet d’apprendre à communiquer sans violence, sans colère.

Ainsi, l’auteur guide son lecteur et lui donne les bases d’une communication fondée sur l’empathie et l’écoute profonde de soi et de l’autre.

 

La Communication Non Violente

Le processus de la CNV se base sur 4 étapes résumées par l’acronyme OSBD qui signifie :

  • Observation : description de la situation sans jugement
  • Sentiment : expression de ses sentiments à la première personne du singulier (« je »)
  • Besoin : identification et expression de ses besoins
  • Demande : faire une demande qui respecte les critères suivants : réalisable, concrète, précise et formulée positivement. L’idéal est que l’action puisse être réalisée à l’instant T.

Avec l’application des principes de cette forme de communication, nous sommes amenés à être attentifs à nos pensées, à nos besoins et à la manière de les exprimer. Nous devenons plus authentiques et ne craignons plus les tensions lors de certains échanges. Nous adoptons une attitude bienveillante à l’égard des autres et de nous-mêmes.

C’est par un vocabulaire simple et accessible à tous que Marshall Rosenberg nous transmet la manière d’utiliser l’OSBD.

La méthode est applicable dans les différents contextes de la vie quotidienne : en famille (enfants, couple), au travail, en management, à l’école, au supermarché, etc.

 

Chaque chapitre contient :

    • des exemples de dialogues
    • un résumé du chapitre en guise de fiche pratique

 

Nous apprenons avec cet outil de communication à :

    • désamorcer des tensions lors d’une discussion,
    • éviter ou se sortir de la colère, de la frustration,
    • exprimer nos besoins sans provoquer d’animosité,
    • adopter une posture empathique.

Au sujet de la colère

Il ne s’agit pas de l’étouffer ou de l’ignorer, bien au contraire. Elle est le signe d’un besoin insatisfait et l’auteur nous montre comment la reconnaître pour mieux la gérer.

Marshall Rosenberg nous apprend que pour bien communiquer il est important de choisir soigneusement le vocabulaire des sentiments. Pour ce faire, il nous transmet la liste de ces derniers.

 

Il nous offre également le listing des besoins qui sont à l’origine des sentiments comme, par exemple, le besoin de choisir ses rêves, d’appréciation, de soutien, d’expression sexuelle, d’inspiration, etc.

Un guide vers notre bien-être

Marshall Rosenberg nous guide pour pouvoir exprimer ce qui contribue à notre bien-être. Il nous apprend donc à :

    • formuler nos propos,
    • reformuler,
    • faire la différence entre demander et exiger,
    • maîtriser l’art de la paraphrase,
    • choisir le ton adéquat,
    • nous mettre dans l’empathie qui est une façon de comprendre ce que les autres vivent.

Nous apprenons également que l’écoute d’autrui ne se fait pas qu’avec la tête : elle se fait avec tout notre être. Par conséquent, nous sommes pleinement impliqués dans l’échange.

Bien sûr, l’auteur aborde avec précision les obstacles à la communication qui une fois identifiés perdent de leur force.

Ainsi, par l’application de la méthode de CNV, nous établissons une communication bienveillante avec nous-mêmes (et dans certains nous résolvons des conflits intérieurs). Et c’est à partir de cette relation que nous pouvons entretenir des échanges de qualité avec l’autre.

 

« Il Faut », « Je dois »… pas tout à fait

Marshall Rosenberg aborde aussi les injonctions que l’on se donne à soi-même comme « Il faut », « Je dois ». Il nous fait comprendre que lorsque nous commençons une phrase par « Il faut » ou « Je dois », un temps d’arrêt est plus que recommandé. Et une question se pose alors : « Est-ce favorable à mon égard de mettre en place cette action ? ».

La plupart du temps lorsque nous débutons une phrase avec les injonctions citées ci-dessus, c’est que l’objectif que l’on se fixe demande à être réajusté, ou reporté voire abandonné.

Savoir ce qui nous motive dans l’action que nous envisageons nous indique si nous sommes alignés ou non avec le projet en question.

L’auteur nous invite donc à formuler nos intentions de passage à l’action par « Je choisis de… ».

 

La CNV : un outil indispensable

Chaque jour nous communiquons avec au moins une personne : nous-même. Cette personne mérite d’être traitée avec douceur, respect, justesse et empathie.

Depuis la lecture de ce livre, j’applique les principes de la bonne communication avec moi-même et avec l’autre. Selon mes besoins et la manière dont je me sens, lorsque j’éprouve la nécessité de m’exprimer, je prends au préalable le temps de m’aligner, j’identifie mes besoins et clarifie mes idées.

Le processus de la CNV permet de sortir du cercle vicieux des pensées qui nourrissent frustration, colère et ressentiment, qui sont, par exemple :

  • « Il/elle ne me comprend pas »,
  • « Je n’en peux plus, c’est toujours comme ça… »
  • « Il/elle le fait exprès… »

 

Il est vrai qu’avec l’application de l’OBSD, et je l’ai maintenant validé, que le dialogue avec autrui est plus serein. Certains propos qui auparavant pouvaient être mal perçus ne le sont plus.

Bien sûr, j’ai dû, comme pour l’intégration et le développement de toute nouvelle compétence, m’entraîner et pratiquer.

Certes, au début, un effort est nécessaire. Mais il est tellement agréable de constater que l’on parvient à (re)créer une passerelle dans l’échange avec son être profond et les autres que les efforts finissent par ne plus en être.

Par ailleurs, pour accompagner cette démarche nous sommes soutenus dans le livre par de nombreux exemples de dialogues, les résumés de fin de chapitre, sans oublier en fin d’ouvrage une fiche récapitulative du processus de la CNV.

Lire ce livre est « un premier pas important vers une nouvelle façon de communiquer et vers la création d’un monde de compassion » Arun Gandhi.

 

Voir aussi

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La petite boîte de la communication non violente au quotidien

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